mercredi 30 avril 2008

Canal City

Hier, pour mon premier jour de congé, je suis allé du côté de Nakasu (中州), un quartier tout en longueur qui longe la rivière qui le sépare (entre autres) de Tenjin. Le long de ladite rivière on trouve des tas de petits magasins ambulants de râmen (ou équivalent) et qui sont plus ou moins prit d'assaut quand la nuit tombe. D'ailleurs quand il fait nuit, y'a un nombre impressionnant de néons et panneaux lumineux divers (dont certains qui n'y ressemble pas quand on y va de jour).
Nakasu c'est aussi le coin des yakuza, on tombe sur des bars à hôtesses et autres enseignes douteuses laissant présager des activités peu orthodoxes, avec parfois même des types en costard qui te font un signe de la main accompagné d'un « Hey Mister, come come. » ... non merci, je ne suis pas là pour ça.

Si je suis allé à Nakasu c'est pour aller à Canal City, un autre complexe de magasins de Fukuoka avec une architecture assez spéciale. C'est pas un bête immeuble tout carré avec des tas de néons dessus comme les autres. Il est construit en arc de cercle, avec de la végétation sur les façades et des étages biscornus. En bas il y a quelques endroits pour des animations, une tête géante du Roi Lion et des statues de quelques personnages Disney. Le tout avec des petits jets d'eau un peu partout.



Si je n'avais pas vu d'activités ailleurs (à part le tournoi SEGA de palets ou la chanteuse dans le métro pour une campagne Coca-Cola), là y'avait quelques animations qui attiraient du monde : spectacle d'eau, jongleur, ... Il y a beaucoup d'enfants parce que dès qu'on entre on tombe sur des magasins pour eux, les p'tits jaunes jeunes (ou les plus grands aussi d'ailleurs). On notera notamment la boutique Pokémon avec plein de gamins autour et tout plein d'activités pour les attirer. À côté le Jump Shop qui vend tout plein de produits dérivés des séries phares du Shônen Jump, un hebdomadaire de manga très connu et publiant un bon nombre de séries à succès. Tout est bon pour attirer les mômes et les faire dépenser avec notamment des mini bornes de jeux Pokémon, Naruto et autre. Pas loin on trouve même des genre jeux de hasard style pachinko ou bandit manchot, mais pour les enfants. Ça fait une joyeuse marmaille agglutinée autour de trucs tout petits.

Le premier niveau est assez vivant et assez varié : on voit des étalages installés à l'arrache, des dessinateurs pour vous tirer le portrait, etc. Par contre c'est assez étriqué et pas tellement étendu.
Dans les autres étages, ça reste classique : des boutiques de bibelots, des restaurants, boulangeries et autres, des magasins de vêtements ; comme d'habitude on a droit à des noms tordus tels que Comme Ça Store, Joli Coin ou le très bon congés payés Adieu Tristesse. Le bâtiment a aussi sa salle d'arcade avec plein d'UFO Catcher avec des lots à (essayer de) ramasser originaux : des empilements de barres chocolatées, des ChupaChups géantes, etc. (le tout habilement disposés pour donner de l'espoir même si c'est quasi-impossible).

Et c'est tout, on a vite fait le tour, surtout quand on a rien à y acheter (d'autant plus que les restaurants sont chers).

mardi 29 avril 2008

Golden Week

Aujourd'hui commence la Golden Week, même si cette année elle sera à cheval sur deux semaines. La Golden Week c'est quoi ? c'est un ensemble de jours fériés à quelques jours d'intervalle. Les Japonais en profitent souvent pour prendre une semaine de vacance complète, faire du tourisme, etc.
Comme j'ai du temps vu que c'est férié, j'ai fait cherché les quelques renseignements de base pour vous. Il y a eu quelques petits changements récents sur les jours fériés, actuellement il y en a 4. Note linguistique : le kanji 日 (hi, mais il y a d'autres prononciations) qui apparaît dans les noms signifie jour, le (qu'on rencontre très souvent) est une particule qui indique un déterminant.

  • 29 avril : 昭和の日 (Shôwa no hi), anniversaire de la naissance de l'empereur Shôwa ;
  • 3 mai : 憲法記念日 (Kenpô kinenbi), fête de la Constitution ;
  • 4 mai : みどりの日, (midori no hi), jour de la nature (midori signifiant verdure) ;
  • 5 mai : こどもの日, (kodomo no hi), jour des enfants (kodomo signifiant enfant)

Cette année la Golden Week comporte donc le 29 avril (aujourd'hui), et un week-end prolongé du 3 au 6 mai. Si vous avez suivi vous devez être en train de vous dire : « Il essaie de nous avoir, le 6 mai c'est un mardi et c'est pas dans la liste des jours fériés qu'il a donnée ! ». Oui, mais c'est parce qu'au Japon il y a une loi qui dit que tout jour férié tombant un dimanche est repoussé au prochain jour non férié. Le 4 mai étant un jour férié tombant un dimanche il est repoussé au 6 mai (le 5 mai étant déjà férié). Une autre loi, qui ne s'applique pas cette année, stipule qu'un jour qui tombe entre deux jours fériés (les dimanches étant considérés comme fériés) devient férié. Tout est prévu.

Aujourd'hui, c'était donc un jour férié. L'orchestre du lycée d'à côté en a profité pour se rassembler comme le samedi, même chose pour le club de base-ball et sûrement d'autres. Je suis allé faire un tour en ville à tout hasard, pour voir s'il y avait des événements quelconque, mais y'avait rien (c'est pas une fête qui correspond à des festivités particulières). Par contre y'avait du monde dans les magasins, dans les transports, dans les restaurants (et bien sûr devant les pachinko). Et chose plutôt inhabituelle, il y avait beaucoup d'enfants avec leurs parents qui venaient profiter de la journée.

Samedi il y aura des festivités avec notamment un défilé de chars dans Fukuoka, ça sera donc plus intéressant qu'ajourd'hui. Stay tuned!

dimanche 27 avril 2008

I'm a legal alien

Je suis un Français à Fukuoka, et je me dois donc d'avoir mon alien card. Lundi dernier je suis allé la retirer au Higashi Ward Office (Higashi-ku étant le quartier où je réside). Cette carte doit être faite dans les 90 jours qui suivent l'arrivée au Japon (pour les séjours de longue durée bien entendu).

L'aventure commence trois semaines plus tôt, le lundi de mon arrivée. L'objectif était juste d'aller ouvrir un compte en banque, mais ce fut plus compliqué que ça. Les banques au Japon ça ne marche pas comme en France. Il n'y a pas plein de petites agences avec quelques guichets mais quelques grosses, le reste étant des machines automatiques. Les agences sont ouvertes moins longtemps qu'en France (si si !), mais surtout les distributeurs, qui ne sont pas en pleine rue, ferment également (moi non plus je ne vois pas l'intérêt d'interdire l'accès à des machines automatiques, mais bon...), et puis si on ne retire pas en semaine pendant la journée, on a droit à 100+5 yens de frais... C'est pas terrible les banques au Japon, on comprend pourquoi beaucoup de transactions se font en espèces (versement de cautions, paiement d'un loyer, ...).

Nous sommes donc quatre Français à nous rendre à la Fukuoka Bank de Nishijin (près de là où on bosse) pour ouvrir les comptes. Il y a du monde qui attend, en regardant la télé ou en lisant le journal (disponibles dans la salle d'attente). Pendant ce temps on voit les employés qui s'activent derrière la dizaine de guichets. Nous on préfère discuter et faire des commentaires sur tout et n'importe quoi. L'avantage c'est qu'on peut dire tout ce qu'on veut, on sait que personne ne comprend le français, c'est bien pratique. Vu qu'on était en période de cerisiers en fleurs, on avait droit aux décorations appropriées : des pétales en papier rose collés un peu partout.
Les guichets sont très caractéristiques de la culture nippone en matière d'accueil des clients. Au moment d'appeler un nouveau client la guichetière appuie pour passer au numéro suivant, une voix invite très poliment le client numéro 42 à aller se présenter au guichet 7. Pendant ce temps la guichetière se tient debout, bien droite. Une petite courbette au début, on traite la demande du client, une petite courbette à la fin accompagnée de remerciements, et on passe au suivant.

Notre tour arrive, on se présente au guichet et on commence à remplir les formulaires. Il faut faire très gaffe au Japon avec les noms et prénoms. Un détail qui sort un peu de la procédure prévue ou un cas un peu particulier à tendance à les perturber, alors les noms d'étrangers... il faut faire attention. L'accent circonflexe ça les a complétement bloqué : ils voulaient que je translate in English, ça ne leur est pas venu à l'idée de le retirer d'eux-même. En plus du nom écrit normalement (en japonais ou en caractères latins anglais), on donne également sa prononciation en utilisant des katakana, ceci avant de lever l'ambiguité de l'écriture en kanji et d'établir une correspondance pour les noms non japonais. Pour moi ça sera リデル ベノワ (Rideru Benowa, ça aurait pu/dû être Benuwa, mais un coucours de circonstances à fait que...). Et (pour la banque) mon nom complet sera RYDER BENOIT, et surtout pas RYDER Benoit. J'insiste, c'est important : ils n'ont pas été capable de faire l'association quand j'ai marqué mon prénom en minuscules dans un formulaire pour une démarche quelconque.

Pour la signature, là encore, c'est problématique. On n'avait pas apporter nos inkan et il a donc fallu en faire une manuscrite : pas question de leur faire un griffonage, il faut que le nom soit lisible, on a donc bêtement recopié notre nom et prénom et ils étaient contents. Et un inkan, c'est quoi ? C'est un sceau gravé à son nom qui sert de signature. Le sceau est utilisé avec une encre rouge et il peut en exister de plusieurs tailles. Le mien est un sceau basique (l'étui se trouve facilement pour 100 yens) : petit et circulaire, avec le nom gravé dedans. Mais il en existe des bien plus gros, notamment les cachets des administrations. Certaines démarches importantes nécessitent d'avoir un inkan plus imposant (donc plus cher), on peut donc en avoir plusieurs : celui qu'on a toujours sur soi et celui qu'on garde soigneusement chez soi pour les trucs importants.




Après avoir écrit l'adresse du dormitory (qui est loin d'être courte), on laisse de l'argent pour l'ouverture du compte : 3 yens (même pas 2 centimes d'euro) suffiront. Et on retourne attendre. Cinq ou dix minutes plus tard j'entends un Rideru-sama ... ah ouais c'est moi ça. Un employé qui avait l'air d'être le boss est tout perturbé, on n'a pas d'alien number, qui n'était pas demandé un an auparavant pour ouvrir un compte... Pour une raison obscure il s'obstine à s'entretenir en anglais alors que le Français qui était toujours pour nous dépanner lui répondait en japonais. Il ne devait pas avoir son TOEFL, on a eu droit à un anglais très... spécial qui continue de nous faire marrer. Y'a pas le choix, va falloir commencer les démarches pour l'alien card. Direction le métro pour se rendre au Higashi Ward Office.

Là encore, de l'attente, des papiers à remplir (on commence à la connaître l'adresse du dormitory), des photos d'identité à faire, ... des champs obscurs à remplir, ... je vous passe les détails. Encore des voix d'annonce aux guichets (et pas un simple bip comme chez nous), avec un système bien au point qui regroupe les annonces quand il y en a plusieurs à faire à la suite (ouais je sais, y'a que moi pour m'intéresser à ce genre de trucs). Comme à la banque, une télé est là pour aider à attendre. Y'a aussi le floor staff qui a trois fonctions majeures : dire aux gens d'aller se mettre à l'endroit approprié pour remplir leurs formulaires, se ranger à côté de l'entrée, saluer (paroles + courbette) quand quelqu'un entre ou sort.
Pendant qu'un papier temporaire est établi pour la banque (en attendant la vraie carte en plastique), on va se ballader près du temple voisin et on fait la visite (si on peut appeler ça comme ça) d'un jardin (pendant certaines périodes c'est payant, pour voir des fleurs quand même). Retour aux guichets pour récupérer le précieux papier ; après avoir essayé de comprendre quelque chose au panneau qui semblait annoncer l'ordre de passage pour le guichet de retrait, on est passé dès que la place s'est libérée, y'a des trucs pas clairs quand même...

Retour à la banque, re-remplissage de formulaires (elle est longue cette adresse...), et on peut enfin avoir notre compte. Le moins qu'on puisse dire c'est que la guichetière n'a pas eu de pot de tomber sur nous. Finalement on est arrivé à l'ouverture de l'agence et on est reparti peut avant la fermeture. C'est long les formalités...

vendredi 25 avril 2008

Sanctuaire de Kashii

Samedi dernier je suis allé me promener plus à l'est de Kashii pour aller voir le 香椎宮 (kashiiguu, le A sur la carte). Il s'agit d'un sanctuaire shinto assez ancien, et le plus imposant de Kashii ; la gare de Kashii-miyamae (香椎宮前) où je me rends chaque matin porte son nom (la pronciation du kanji est différente mais ça désigne la même chose).

Je commence l'ascension, car les temples et sanctuaires sont en général en hauteur. Au début du trajet on tombe (en bifurquant un peu) sur un temple bouddhiste (petit et fermé). Il y a deux principales religions aux Japon : le bouddhisme et le shintoïsme. Ce ne sont pas des religions comme le christianisme ou l'islam, c'est plus de la superstition.
Le long de la route on croise quelques petits sanctuaires (si on peut dire ça), un peu comme les statues ou croix qu'on trouve aux carrefours dans la campagne française. Certains sont indiqués sur la carte, symbolisés par 卍 pour les bouddhistes, et par un toripour les shintos.



Le tori (photo de droite) est le symbole shinto par excellence. On trouve ces grands portails (celui-ci est loin d'être le plus gros que j'ai vu) portails à l'entrée des sanctuaires ainsi qu'à l'intérieur, ils sont censés repousser les mauvais esprits. Pour des raisons historiques diverses, il n'est pas rare de voir des temples bouddhistes qui en ont également. Un fois passé le jardin situé devant le sanctuaire, on franchit l'enceinte de ce dernier via une grosse porte pour entrée dans le sanctuaire proprement dit.
Sur la gauche on trouve des godets à long manche pour se laver les mains avant d'aller prier. On se dirige ensuite vers le lieu de prière (ici ils sont petits et isolés, mais ça n'est pas toujours le cas), on tient ses mains à plat verticalement, on tape dedans deux fois (il faut les entendre claquer), et on les laisse jointes pour méditer. Quand on a fini, on donne quelques coups de la grosse cloche (dont on voit la corde pendre), on peut aussi verser une petite offrande. Avant de partir, la Japonais a jugé bon de s'incline bien bas devant le grand arbre situé juste derrière.


Dans le bâtiment principal, plus gros et entouré d'une petite cour, on peut trouver un petit autel, des gros tambours, des moines (en blanc et vert vif) qui s'occupaient du temple, ... À côté se trouvent un objet non identifié (j'ai pas compris si ça avait une utilité), une petite boutique où on peut acheter différents bibelots, des bandes de papiers avec des écritures (des charmes ou sorts de protection je suppose), ou encore tirer une petite baguette avec un présage (petite malchance, énorme chance, ...). On trouve également un panneau où les gens accrochent (lors des festivals entre autres) deux choses : des petits bouts de papier noués sur lesquels ont écrit un vœu, et des plaques de bois (plus grosses) suspendues où on écrit là aussi un vœu, une intention ou ce qu'on veut (c'est fait à la main de manière très personnelle, on voit souvent des dessins, c'est très varié et amusant à voir).


Il faisait bon et c'était bien agréable de se promener. Surtout qu'il y avait encore quelques arbres en fleur pour la vue. Les bâtiments sont tous de couleur rouge, ça fait des couleurs très vives qui se détachent bien. On a vite fait le tour et il n'y a rien de transcendant, mais s'y balader est sympathique, et ça vaut le coup d'y aller au moins une fois pour voir.

mercredi 23 avril 2008

Ah... la France... le français...

Le français est une langue difficile, certes, mais une belle langue, et au Japon aussi. Y'a des filles qui craquent quand elles en entendent du style ouaah du français, trop joli ! (même quand ce sont des slogans Enseirbiens bien gras) ça veut dire quoi ? (euuh...).
Il y a les noms qui font sourire les Français, mais qui sont le fruit de coïncidences, comme les urinoirs Cefion
Et puis bien sûr la France, c'est la mode, ce qui nous vaut de très bons noms de magasins (j'ai réussi à en retrouver un bien) comme HumeR par Perle Pêche. Non c'est pas une blague, voyez vous-même (ils expliquent même pourquoi humer). Les Japonais ont des problèmes avec la prononciation, mais même quand ils peuvent prononcer (à peu près) correctement ils font des fautes : le nom du restaurant Bon Repas se prononce bon repasse. Si on peut excuser l'absence de t final à bistrot, 7 écritures différentes pour café ça fait beaucoup : (café, caffé, cafè, cafe, caffe, ...). ... Snif...

Le Japonais aime peut-être le français, mais il ne saura pas faire la différence entre un Français et un États-Unien ou un Anglais (ou au moins il ne saura pas l'exprimer). Un gaijin (étranger) ça se repère facilement. Et parfois je croise des adolescentes qui quand j'arrive à leur niveau me lancent un Nice to meet you. voire même insistent (face à l'absence de réponse) en lançant plusieurs Hello ! HELLO !. Y'en a même qui demandent de but en blanc 「何人?」 (Quelle nationalité ?). Je peux vous dire que ça surprend, d'autant plus qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent/espèrent.
Dans le même genre, y'a un des employés (le chef semble-t-il) de la boulangerie pseudo-viennoiserie du Hallo Day qui chaque fois qu'il nous (l'autre stagiaire et moi) voit est tout content et s'incline bien bas en nous lançant des Thank you! sous le regard amusé de la jeune caissière ; nous forcément on est morts de rire. La prochaine fois faudra lui dire qu'on est Français...

Eh oui, parce que la France, c'est aussi la cwouizine : le chocolat, le jus de poire le fromage, ... mais surtout le pain. On voit beaucoup de paquets de pain avec un petit drapeau français dessus, une Tour Eiffel, un gros label NATUREL (marqué en français s'il vous plaît) même si on ne voit pas ce qu'il y a de particulièrement naturel, (comme pour le gaz). Certains n'hésitent pas se déclarer フランスパン (pain français) alors que franchement... ça n'a rien à voir : le pain japonais (comme beaucoup de produits japonais d'ailleurs) il doit être moelleux, donc plutôt du genre brioche. Il y a quelques pains qui ressemblent à du pain complet, un peu moins moelleux que la moyenne, mais d'ici à trouver une baguette (ou à défaut d'avoir la même forme, un simple pain) qui craque quand on appuie dessus, qui croustille quand on croque dedans...

mardi 22 avril 2008

Salles d'arcade

Suite de l'article d'hier, sauf que là ça ne concerne pas particulièrement Tenjin, comme prévu ça va parler des salles d'arcade et de ce qu'on peut y trouver. On en trouve assez facilement au Japon (même si celles de Kashii sont bien plus petites que celles de Tenjin), la difficulté étant parfois de déterminer s'il n'y a pas uniquement du pachinko.
Je précise que sur la fin de l'article, je commence à fatiguer, ça risque de se sentir...

Dans une salle d'arcade on trouve grands trois types de machines :

  • les pinces pour attraper des peluches et autres babioles ;
  • les jeux de hasard et d'argent ;
  • les jeux d'arcade à proprement parler.


Les pinces ça s'appelle des prize catcher, il y en a toujours au moins quelques uns à l'entrée des salles et ça ressemble à ça. C'est une grosse boîte dans laquelle il y a des lots et on déplace une pince pour tenter d'en attraper. On a droit à un mouvement de déplacement et une descente de la pince qui est hyper sensible, ce qui fait que c'est pas facile pour réussir à attraper quelque chose. Le quelque chose c'est en général une peluche (y'en a des très grosses) ou sinon des accessoires divers. C'est plus un truc pour filles (ou pour les garçons qui vont se ruiner pour attraper LE truc sur lequel mademoiselle à complétement flashé).

Les jeux de hasard, il y a bien sûr toujours quelques pachinko (au moins pour la forme, même si les trois bâtiments voisins en sont remplis), des bandits manchots, d'autres jeux divers, et... du PMU. Aller à l'hippodrome c'est trop contraignant alors on joue via l'interface qu'on a sur son écran (et qui a l'air très complète et sophistiquée). Un écran géant projette le déroulement de la course, comme à la télé. Et il y a même une reproduction de la piste avec les chevaux qui courent (on voit les pattes bouger !).


Le plus intéressant ce sont bien évidemment les jeux, les vrais. Toutes les parties sont à 100 yens (environ 0,60 €), ce qui permet selon les jeux de jouer assez longtemps pour pas si cher. On peut répartir les différents jeux en plusieurs catégories que je reprendrais (dans un autre ordre) :
  • les jeux de combat, les plus nombreux ;
  • les jeux de course et les jeux de tir ;
  • les jeux à base de cartes ;
  • les jeux de rythme, évidemment ;
  • les puzzle-game ;
  • les shoot-them-up.
  • les autres jeux, les inclassables.


Pour commencer les jeux de course et les jeux de tir (avec flingues, voire sniper), il n'y en a pas énormément, moins que dans les quelques salles françaises dans lesquelles je suis allé. Possédant la version console, j'ai juste essayé F-Zero AX et je ne me suis pas trop mal débrouillé pour une première fois : premier sur Lightning (ça aide de connaître le circuit). J'ai été un peu déçu de ne pas avoir vu une seule borne Metal Slug, peut-être trop américain pour eux...

Les jeux à base de cartes, il y en a de types variés : sport, action/combat, ... Je ne pourrais pas dire grand chose sur le fonctionnement des jeux parce que contrairement à un jeu de combat où l'objectif est clairement défini, là c'est assez chaotique et on ne pige rien. Le (ou les, dans le cas de duels) joueurs disposent de cartes (de leur collection personnelle j'imagine) qu'il disposent et déplacent sur la table de jeu face à eux (la reconnaissance étant magnétique). Il se passe des trucs sur l'écran (qui est parfois tactile), le joueur réorganise ses cartes, ça explose, y'a de la lumière... et on n'y comprends toujours rien.

Viennent ensuite les jeux de combat, très prisés. On trouve bien sûr les grands classiques qui ont fait leurs preuves comme Street Fighter, King of FighterS ou encore Tekken. Mais les Japonais ont bien entendu leur jeux à eux, dont certains qui marchent très fort comme Melty Blood. Certains de ces jeux ont un chara-design très... nippon. Pas (ou rarement) de gros mec baraqué en sueur, de pectoraux virils, ou de femme fatale. Ça va plutôt être une gamine de 15 ans sur une grosse bulle d'eau, l'attaque à coups de mobilier (chaises, tables) de la domestique, etc. Ceux qui me connaissent savent que ça n'est pas le genre de truc qui me dérange (contrairement à d'autres), mais dans le tas y'en a qui font bien ridicule.

Dans les puzzle-game il y a bien sûr Tetris (c'est la base quand même), Puyo Puyo, j'ai aussi vu Magical Drop ainsi qu'un jeu de réflexion où il faut noircir des cases (image, car y'a trop de noms différents pour ce jeu). Mais pour ces derniers il n'y en a pas partout. Il n'existe pas de version arcade de l'excellentissime Panel de Pon et c'est bien dommage, surtout quand on voit qu'il y en a pour cette bouse de Zoo Keeper.

Dans les inclassables on peut mettre les jeux de Mahjong (le poker asiatique en quelque sorte) qui ont du succès. Sur la vidéo de présentation de certains on peut voir des photos de vrais filles : comme au poker, y'a des variantes qu'on devine douteuse (mais ça ne décode pas du captcha Yahoo). Il y a aussi les quizz, à faire en couple ; j'ai pas creusé la question mais ça semble des sortes de QCM. On trouve aussi des véritables bombes comme Bomberman (drôle) et même... et ça m'a vraiment surpris : Super Mario Bros., premier du nom (si si ! y'en a qui mettent 100 yens pour y jouer).

Avant dernière catégorie, les shoot-them-up, plus rares. À côté quelques classiques du genre comme R-Type (je n'ai pas vu d'Arkanoid quand même) on trouve le très bon Ikaruga. Le reste ce sont des jeux Cave (note à nos amis Québecois : et pas pour caves, quoique...). L'un d'eux, Mushihime-sama a suscité mon attention : je l'avais déjà repéré lors de mes recherches sur les danmaku (le même genre que Touhou, pour ceux à qui j'en ai déjà parlé). Je n'ai pas pu résister à une petite partie. Passé le petit temps d'adaptation au joystick (oué, j'suis un novice à ça moi) ça n'allait pas trop mal. Sauf qu'en fait, en voyant un pro y jouer, j'ai constaté que j'avais raté une partie importante du gampleay, n'a pas facilité la tâche. Faut avoir les yeux bien accrochés, mais c'est plaisant, j'aime (mais ça ne vaut pas un bon Touhou à mon goût).

On termine sur les jeux de rythme, un autre genre que j'affecte tout particulièrement. Pour commener y'a Drum Master où on tambourine en rythme, c'est fun (surtout à deux) et c'est pas très dur, même pour une première fois à difficulté élevée (suffit d'avoir le rythme dans la peau). Il y a bien sûr Dance Dance Revolution, j'ai vu un gars qui ne jouait pas aussi vite que le club DDR de l'Esial mais lui il jouait sur 8 notes à la fois le bougre. Pas tellement plus difficile y'a DrumMania et GuitarFreaks (simulation de batterie et de guitare). Pour ceux qui trouvent que Stepmania c'est dur avec juste 4 notes sous les pieds, là c'est autre chose quand même : on a ses deux baguettes en main, la pédale sous le pied (pour la percussion) et on tape en rythme sur les 5 autres instruments, ça demande plus d'habilité.
Mais bon, tout ça ce sont des jeux faciles, les vrais bourrins qu'on voit jouer ils ne font pas ça. Ils jouent à Beatmania et son clavier de 5 ou 7 touches, ou pire, à Pop'n Music et ses 9 grosses touches. Pour ceux qui me prennent pour un fou en me voyant jouer à Stepmania sur mon clavier, là c'est 10 fois pire : déjà on n'a pas toutes les touches sous les doigts (4 c'est peu) et puis elles sont grosses donc pour appuyer sur plusieurs à la fois avec la même main c'est chaud et quand il faut appuyer sur 5 ou 6 à la fois il faut mettre à contribution les poignets voire les coudes. Mais bon, je me devais d'essayer.
Bah même en mode 5 touches, j'ai du mal... Passé le petit temps de familiarisation on arrive à peu près à faire un truc correct quand la musique n'est pas trop dure... Comparé à la fille juste à côté qui te maîtrise les 9 touches à une vitesse ahurissante, ça fait n00b (et ça calme). Ne me dites plus que je suis bon maintenant (mais j'ai plus de 4 mois pour progresser).
Tout ça m'a bien plu, malgré le fait qu'avec le bruit ambiant on ait du mal à entendre la musique qui passe (c'est pas ça qui va aider le novice que je suis). J'ai pas parlé des musiques d'ailleurs, oubli de taille, car sans musique y'a pas le jeu. Comme on peut s'y attendre, pour les trucs que j'ai essayés, il y a de la musique japonaise, essentiellement des trucs d'anime. Ça aide de (re)connaître quelques titres dans la liste (au son où en lisant), ne serait-ce que pour pouvoir suivre le rythme malgré le bruit ambiant. Ça sert aussi pour pouvoir vous retrouver quelques liens, parce que je suis gentil... ou pas, les vidéos (qu'il ne sont pas dans le jeu) peuvent faire peur. Il y a donc des morceaux plus ou moins anciens comme Tank! ou Get Wild, et puis du récent avec Hare Hare Tsukai ou du complétement dingue (mention spéciale Motteke! Sailur Fuku)... je crois que je vais m'arrêter là.


Et qui qui joue à tout ça ? Encore un truc réservé aux ados. Eh bien pas du tout. On en voit vraiment de tous âges. Évidemment, la majorité sont des jeunes (hommes), surtout pour les jeux de combat, mais ça serait bien réducteur d'oublier les autres. On verra ainsi un nostalgique faire une partie de Super Mario Bros., un quinquagénaire dépasser les 150 lignes à Tetris dans un mode de jeu difficile, des adolescentes s'essayer aux jeux de combat, une mère de famille et sa petite fille dans un duel de Mario Kart 2, sur le shoot-them-up de fou (soit-disant inhumainement difficiles et réservés aux aliens, n'est-ce pas JD ?) on voit souvent des ménagères de 40 ans qui se débrouillent plutôt bien (ça calme n'est-ce pas ?). Sur les jeux de rythmes on ne voit pas de grands adultes (les musiques c'est pas leur époque), mais le niveau est le même entre filles et garçons.

Quand on sort de là après y être resté longtemps, on a les oreilles et/ou les yeux un peu bizarres, mais on a passé de bons moments.
Sur ce, je vais me coucher.

dimanche 20 avril 2008

Tenjin, ascension du paradis de l'otaku

De la musique, un bentô, des baguettes, un Vim, ça y'est j'suis prêt. Ça fait quelques temps que j'avais dis à certains que j'en parlerai, cette fois c'est bon. Le moment est venu de parler d'un autre aspect de la culture japonaise : manga, jeux-vidéo, anime, ... Je regrouperai tout ça sous le label otakisme, bien que le terme ne colle pas exactement (même dans le sens moins fort qu'il a en France). Je n'ai pas trouvé de meilleur terme englobant, donc par soucis de commodité...
Avis aux profanes : je ne m'attarderai pas à expliquer tous les termes et noms qui pourraient ne pas être connus, Wikipédia explique ça très bien (même sans avoir à aller chercher sur la version anglaise). Moi-même j'ai bien été obligé d'y aller pour trouver des titres, des termes ou autres infos.


On trouve bien dans les différents immeubles dont j'ai parlé la dernière fois quelques boutiques qui vendent des goodies tirés de manga, jeux et animes (figurines, maquettes à peindre et même poupées avec de tous les accessoires), les librairies vendent des manga et on trouve des DVD sans trop de mal. Pour pour trouver certains produits ou avoir vraiment du choix, il y a des gros magasins spécialisés. Le Mandarake (まんだらけ) est l'un de ceux là (c'est clairement affiché à l'entrée), c'est même le plus gros de Fukuoka. Il s'étale peu en surface (tout est bien serré) mais occupe 4 niveaux ; la tradition voudrait que plus on monte, plus ça fait peur, mais c'est pas totalement vrai.
Une description des étages (en japonais) et quelques (petites) photos sont disponibles cette page (sinon, moteur de recherche habituel).
Là encore, trois Français qui se baladent en montrant des trucs du doigt avec parfois un air horrifié, ça ne fait pas très discret (surtout au deuxième étage).



Une fois passés les manga en présentoir à l'entrée, on entre dans le magasin. L'oreille experte reconnaît tout de suite la musique qui passe : un remix du thème de Tina de FF6. Un panneau vous fait bien comprendre que les photos sont interdites (avec un logo, pas d'excuse comme quoi on ne parle pas la langue). Juste avant la caisse, quelques grosses figurines comme Astroboy, un costume de cosplay de je ne saurais dire qui et d'autres babioles du genre.

Au rez-de-chaussée, comme à chaque étage, on trouve quelques figurines, goodies et cartes qui se battent en duel (n'espérez pas trouver du Magic). Il y a ensuite un bon nombre de manga qu'on pourrait qualifier de normaux (par opposition à ce qui suivra). Mais ce qui prend le gros du niveau c'est tout ce qui est jeux-vidéo console. Et il y a de tout. On trouve bien sûr en grosse quantités tout ce qu'il faut pour les consoles récentes (PS, Wii, GC, XBox, NDS, GBA, ...) mais également des présentoirs réservés aux consoles de la grande époque (Super NES, Megadrive, ...) ou moins répandues (Neo-Geo Pocket, ...). Les Game & Watch sont soigneusement exposés derrière une vitre, les prix oscillant entre 25000 et 60000 yens (150 et 375 €). On trouve également des OST, essentiellement du Final Fantasy mais je suis aussi tombé sur l'OST de SD3.
Parmi les gens qu'on peut trouver, beaucoup de connus mais surtout beaucoup de jeux qui ne sont jamais sorti (et qui ne sortiront sûrement jamais) en Europe (on comprend sans grand mal pourquoi) : des visual-novels, des boîtes avec du rose, des filles et des petits cœurs sur la boîte, une grosse quantité de titres dérivés de manga ou anime à succès (... ou pas), et plein d'autres.

Après avoir emprunté l'escalator, on arrive au premier étage avec de quoi lire, voir et jouer pour les garçons. On commence par tomber sur quelques cel(lulo(ïd))s de Miyazaki, des DVD de grands classiques (Gundam, DBZ, ...) ou récents (Lucky Star, Death Note, ...). Il y a vraiment de tout, du mécha au shônen en passant par le fan-service. On tombe même sur de vieilles séries (dans le sens d'ancien et de pourri) qui paraît-il cartonnent au Japon (malgré un chara-design assez naze) et des nouveaux épisodes passent encore à la télé, j'ai nommé Ultraman. Toujours dans les vieilleries, un coin du magasin regroupe des anciennes séries qui tranchent par leur couleur et leur réalisation avec les productions et ouvrages récents.
Après il y a bien sûr tout ce qui est manga, dôjin (de tout types : manga, quelques jeux, musique, ...), artworks, etc. Il y a d'ailleurs une quantité énorme de dôjin, je n'aurais pas imaginé. Pas question de lire par contre, tout est sous cellophane. Un coin Dans un couloir orné à l'entrée d'une pseudo-tenture rose (couleur prédominante des reliures dudit couloir) et surmonté de deux gros trucs en plastique comme on peut en voir dans DoA (vivent les périphrases). La peur s'installe...
Tout est en général bien tassé dans des étagères, sauf bien sûr les figurines, certaines licences à succès et des artworks ou dôjin qui sont exposés. Ceux-ci occupent les quelques vitrines du magasin. J'ai eu l'agréable surprise d'en voir une quasiment exclusivement réservée à Touhou : en fait c'est vraiment connu là-bas (na !). Vu que pour ce qui était dans les étagères on s'est contenté de la tranche, ce qu'on a vu c'est surtout le contenu des vitrines, et il y a vraiment de tout : ça va du soft au tr'H (si vous voyez ce que je veux dire).

On avait l'étage des garçons, le suivant est réservé aux filles. Le contenu est globalement le même, mais pour les filles : toujours du soft et du tr'H, juste que vous remplacez les filles par des garçons, que vous ajoutez du rose et une bonne couche d'eau de rose (et des roses tout court d'ailleurs). C'est là notamment qu'on trouvera les shôjô, magical girls et autres (là encore du vieux et du plus récent). On voit surtout des filles, mais quelques mecs se promènent aussi dans les rayons.
Ah au fait, j'avais oublié de le dire mais la musique est différente à chaque étage, même si à chaque fois c'est un peu le même type : des musique de jeux, d'anime et compagnie (ma culture personnelle m'ayant permis de reconnaître quelques titres).
Ce qu'il y a de plus par contre sur cet étage c'est le coin cosplay avec une bonne dizaine de costume exposés, plus ceux alignés sur des cintres. Certains pas trop extravagants ressemblent à ce qu'on peut voir dans la rue, d'autre carrément non. Curieusement c'est pas si cher que ça. Surtout que c'est bien réalisé et pas moche à voir (tant qu'on ne tombe pas dans les cas extrêmes bien sûr). À propos de cosplay, un de ces quatre il faudra que je vous parle de quelqu'un que je connais... (je sens la peur sur les yeux de certains).

Le dernier étage est réservé aux toys c'est à dire tous les goodies basés sur les manga, anime, jeux, mais également films (qui a eu peur ?). On trouve ainsi toutes sortes de figurines, à monter (ou à démonter, hum). Là encore ça couvre vraiment une gamme énorme : des séries mignonnes aux trucs plus... spéciaux. Parmi les choses à remarquer il y a bien sûr tout ce qui est mécha (avec tout plein des modèles très classes de Gundam, encore et toujours), les petites figurines de personnages d'anime divers, les classiques comme Doraemon (avec certaines éditions collector pour lesquelles les prix peuvent grimper très haut), quelques plus grosses figurines de Dragon Ball, Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque chez nous), etc. Quelques vitrines remplies de grosses bébêtes type Godzilla.
Les amateurs de science-fiction (s'il ont réussi à passer les étages précédents) trouveront aussi leur compte puisqu'on trouve un grand choix de figurines de Star Wars souvent en (très) gros format : un Chewbacca de 50cm ou Han Solo sur sa monture bipède dans une boîte de près d'1m de large... ça impressionne. On trouve des trucs encore plus insensés comme des modèles en plastique de l'univers de Tron ou même l'espèce de jeu de motos que l'on trouve dans le film.
Le choix est vraiment très vaste et j'oublie sûrement plein de choses, ça vaut le coup de monter jusque là.

Je ne sais plus trop (en trois semaines bien remplies j'ai eu le temps d'oublier) si c'est à cet étage qu'on trouve les CD de musiques (officielles ou non) basées sur les jeux et anime ainsi que le gros des dôjin softs, mais y'en a également (évidemment). Si on regroupe les quatre niveaux le choix est vraiment impressionnant, même s'il ne peut pas tout couvrir tant la production japonaise est importante à ce niveau là. Je n'ai pas réussi à trouver un truc que je cherchais, mais le contenu de certains rayons a l'air de changer assez régulièrement, donc je ne perds pas espoir (d'autant plus que ça n'est pas le seul magasin).



J'avais prévu de parler aussi des salles d'arcade et de ce qu'on peut y trouver, mais j'ai déjà pas mal tapé, et qu'il se fait tard (j'ai commencé y'a plus de deux heures, ça me prend un temps fou tout ça), ça sera pour la prochaine fois.