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dimanche 24 août 2008

Un week-end à Kumamoto

Ce week-end, j'ai quitté pour la première fois la préfecture de Fukuoka pour aller visiter la ville de Kumamoto (熊本), capitale de la préfecture du même nom située au sud de Fukuoka. Nous partîmes 4 (trois français et un Japonais) de Tenjin et nous nous vîmes toujours 4 en arrivant à la gare de bus de Kumamoto 2 heures plus tard. Première impression : pas de doute, c'est une ville japonaise. On n'a pas erré en la ville, mais la traversée de la grande galerie et de quelques rues voisines ont suffit pour se faire une idée.


Première étape du parcours : l'ancienne maison de l'ancien maire de la ville. C'est une résidence traditionnelle, comprendre avec des tatamis (et on se déchausse à l'entrée), des portes et murs qui coulissent, des murs fins avec une armature en bois, des passages entre les pièces où il faut baisser la tête... et du vide, comme le montre très bien la photo de gauche. Il faut le dire : les pièces ne sont pas très remplies, et en plus c'est peu éclairé. Comme ça n'apparaît pas sur les photos, le symbole du clan auquel appartenait monsieur le maire revient régulièrement, et pas que dans sa maison (on le voit dans d'autres lieux, sur les monuments, ...). La visite permet de voir quelques éléments de la vie des gens aisés de l'époque, mais pas trop quand même : vu que c'est plutôt vide, la visite c'est surtout pour l'ambiance.



Pour la suite, c'est juste à côté, visite du château de Kumamoto (熊本城, Kumamoto-jô), le lieu touristique numéro 1 du secteur. J'avais déjà très vaguement évoqué les ruines du château de Ôhorikôen, mais ça mérite un peu plus d'explications. En Europe on a deux grands types de châteaux : les imposants châteaux forts qui sont là pour les guerres de courtoisie entre voisins et les luxueux châteaux style Versailles qui sont là pour frimer auprès des voisins, en toute courtoisie également, et aux frais du contribuable. Au Japon ce sont des châteaux sérieux, ceux où se te tape dessus. Toutefois l'approche est différente... elle est beaucoup plus longue. La partie principale est bâtie sur une colline et protégée par des enceintes successives dont les murs sont inclinés comme il faut pour pas que l'ennemi puisse l'escalader. Le but de l'assaillant c'est de faire tomber ces barrières une par une. Le but du défenseur... c'est de l'en empêcher. Du coup, en plus d'être en pente, le chemin est plus ou moins labyrinthique et surtout long : les châteaux sont très étendus et pour arriver en haut y a du chemin.

Pour protéger tout ça, on ajoute des remparts et des tours, le tout équipés de meurtrières, ouvertures pour balancer des cochonneries sur ceux qui voudraient escalader, etc. Là où ça fait moins sérieux c'est que quasiment tout est en bois. Donc avec un bon canon ou quelques flèches enflammées y a de quoi faire des ravages. C'est d'ailleurs ce qui arrivait : le château a été reconstruit plusieurs fois au cours de son histoire, plus ou moins partiellement. Sur la photo de gauche on peut voir deux tours : une petite à gauche et la tour principale (l'équivalent du donjon) à droite. Sur la photo de droite, une vue du haut de la tour principale qui donne une idée de l'étendue du château. On remarquera l'important brouillard (il pleuvait ce jour là) et les spots-à-la-con allumés le soir qui t'explosent les yeux (bon, ok, de l'extérieur ça fait pas mal).



Le château possède plusieurs parties à visiter. D'abord il y a une des tours d'enceinte. Y a rien dedans à part du noir et on fait juste monter après avoir pris soin de se déchausser à l'entrée (comme quasiment partout en fait). Dans la tour principale là il y a plus de trucs. Des ribambelles de noms de généreux donateurs sur des petites plaquettes de bois alignées, des objets de l'époque, des maquettes, des photos d'autres châteaux japonais, ... et une vue en haut. La dernière partie remarquable est une section du château restaurée en utilisant les méthodes de l'époque mais avec du matériau neuf, permettant ainsi d'avoir une idée de comment c'était à l'époque. En fait c'est plus une reconstruction qu'une restauration vu que la section entière a totalement brûlé je ne sais plus quand. C'est amusant parce que comparé à la tour d'enceinte qui fait plus que vieillot, on a quelque chose qui sent encore le neuf, bien éclairé, etc. On a l'occasion de voir différentes salles (notamment la cuisine) ainsi que des peintures/fresques en train d'être faites (la restauration n'est pas totalement achevée).


Pour le dîner, c'était une soirée très sympathique accompagnés d'une connaissance japonaise d'un des Français dans un izakaya (居酒屋). Je n'avais pas évoqué le nom, mais c'est le type de restaurant où on va pour les nomikai. On sert une série de plats collectifs, avec des trucs un peu chic genre sashimi, et chacun pioche dedans. Après une nuit à l'hôtel (y'a des drama bizarres à la télé le samedi soir...) et un petit déjeuner japonais avec soupe miso, onigiri (boulettes de riz) et thé, on refait un petit passage par la résidence du maire pour récupérer un parapluie oublié. Finalement c'était pas une mauvaise idée cet oubli vu que contrairement à la veille, il faisait beau : plus agréable et mieux pour les photos.

Ensuite on prend le tram hyper archaïque de la ville, avec un quai qui ne doit pas faire plus de 75 cm de large (difficile de s'éloigner de la bordure du quai), pour se rendre dans le jardin japonais de Suizenji (水前寺) avec son temple, son lac, sa verdure et ses boutiques souvenirs. Rien de très exceptionnel, c'est surtout une occasion de se promener. Près du temple il y avait un genre d'autel curieux, avec des statuettes de chats et des pièces alignées sur le devant. Je ne sais pas quel est le but, mais c'était la première fois que je voyais ça.


Après s'être baladés, c'est l'heure de déjeuner. Au menu : donburi (丼), un gros bol de riz avec des trucs dedans (œuf, viande, ...). Dans celui que j'ai pris il y avait un poisson proche de l'unagi et tout aussi bon. Dans un des autres menus on avait droit à une petite coupelle comportant des œufs d'un poisson quelconque et dont je ne suis pas très fan et surtout une espèce de pâte verte gluante. Ils aiment bien les trucs gluants au Japon. C'est pas forcément mauvais mais ça reste spécial ; et quand on prend ça avec ses baguettes on peut observer les propriétés physiques particulières de la chose. En général, c'est difficilement descriptible alors on se contente de dire que ça a le goût de ce à quoi ça ressemble, un truc gluant vert.
Ensuite c'est l'heure de rentrer à Fukuoka. Avant de prendre le bus, on achète comme il se doit des omiage (お見上げ), des sucreries/gâteaux/petits trucs à manger qu'on distribue aux collègues et connaissances après être revenu de voyage. C'est vraiment un truc ancré dans la culture japonaise. Il faut savoir que ça s'achète souvent au dernier moment : les gares et terminaux de bus ont toujours quelques boutiques dédiées.


Pour conclure : c'était un week-end sympathique et agréable. Par contre les lieux de visite ne sont pas toujours très remplis. C'est le petit côté contemplatif japonais...

vendredi 11 juillet 2008

Robosquare

Comme annoncé, un article consacré à Robosquare. Euuh... c'est quoi ce machin ? Comme le nom le suggère, malgré l'absence de t, c'est un espace consacré à la robotique et situé dans TNC TV building pas loin de là où je bosse (et où je déjeune régulièrement).
Ça n'est pas très grand, on en fait vite le tour, mais ça vaut le coup si on passe dans le coin. Vous pouvez trouver des informations sur www.robosquare.org (une version en anglais existe, mais elle est bien moins complète). Pour compléter les quelques photos qui vont suivre je vous conseille vivement la visite virtuelle qui fait bien le tour de tout ce qu'il y a (les informations sont en japonais mais vous avez l'image).


Les présentations sont faites, franchissons ensemble le portail gardés par deux robots, dont un qui doit venir de je ne sais quel manga (y'avait évidemment un Gundam, mais sur le côté et hors champ). On tombe tout d'abord sur une série de petits robots, la plupart fabriqués dans le cadre d'un tournoi de robots footballeurs humanoïdes dont quelques matchs sont diffusés sur des écrans en hauteur. Ils ne sont pas bien grands et c'est de la mécanique/électronique bien propre : rien à voir avec un certain robot patché au carton et les tripes à l'air (mais ils sont télécommandés, c'est tout de suite plus facile). Sur la droite vous pourrez remarquer une poupée robots (à grands pieds). Qu'est-ce qu'elle fait là ? J'en sais pas plus que vous...


Après ces petits robots il y a les plus gros (certains sont assez imposants) et non domestiques. La première fois que je suis allé à Robosquare il n'y avait personne et j'ai donc eu droit à des explications sur les différents engins : un ou deux robots pour aider les secours dans la recherche de survivants dans des décombres (utilisés après le 11 septembre par exemple), des robots de surveillance, et puis des plus rigolos comme モスペン君2番 (MosuPen-kun n°2). J'avais déjà évoqué les petits paquets publicitaires de pseudo-mouchoirs minuscules bouts de cellulose tout fins, bah ce robot est là pour en distribuer. En pratique il a du mal à s'acquitter de cette tache (surtout quand la pile est trop pleine), mais quand il réussit à vous tendre son généreux présent avec sa pince et détecte que vous l'avez pris vous avez droit aux remerciements d'usage accompagnés d'une jolie frimousse (oui, le visage sur l'écran s'anime).


Pour finir, il y a un bon nombre de robots domestiques commercialisés : robot aspirateur (bruyant et qui a beaucoup de mal à retourner à son emplacement de repos), les chiens robots de chez Sony qui font mumuse avec une baballe et font un semblant de danse (par contre quand ils se déplacent, c'est bancal), un robot radio en forme de cylindre et monté sur deux roues qui danse tourne dans tous les sens en rythme avec la radio qu'il diffuse (j'comprends vraiment pas l'intérêt, c'est vraiment 100% gadget : le son venant d'en bas ça doit pas être génial... même bon, d'après la vidéo c'est le bonheur ultime de se trémousser sur son parquet avec ça dans les pattes). Et puis il y a l'ami des personnes âgées dans les maisons de retraite, l'ami de la petite fille seule à l'hôpital (toujours d'après la vidéo, les acteurs avaient l'air tellement heureux...) : パロ (Paro) le phoque.
J'avais déjà vu cette créature quelques semaines auparavant, au boulot. Un après-midi on entend de drôles de sons venir d'un bureau à côté : un employé avait apporté son Paro (il travaille dans le même domaine, c'était pas pour l'accompagner mentalement). Plusieurs employés (surtout ées en fait) attirée par le bruit se sont amusés à caresser l'animal (il réagit en poussant des cris bruits de phoque... ou pas) et à commenter les quelques mouvements et fonctionnalités. La grosse bête (c'est pas tout petit comme engin) possède plusieurs capteurs sur le corps, tourne la tête quand on l'appelle (j'ai bien l'impression que la réaction est la même pour tous les sons), bouge un peu, cligne des yeux, ... c'est à peu près tout. Pour recharger ce protégé moderne de Brigitte Bardot vous avez une prise en forme de tétine à lui mettre dans la bouche (ils ont pensé à tout). Le bouton marche/arrêt est plus dur à trouver par contre, ce qui lui a vallu opération à cœur ouvert de la part d'un employé en quête du fameux interrupteur. C'est pas tout ça, mais ça devient vite pénible ses gémissements.

C'est à peu près tout. Je passe sur la mini-boutique qui permettait d'acheter quelques petits trucs (de remarquable y'avait juste un piano à queue miniature, électronique, avec des boutons à la place des touches). Des petites animations ont lieu de temps en temps mais je n'y étais pas au bon moment. C'était relativement modeste mais intéressant au moins une fois : on a sûrement tous vu ce genre de robots à la télé ou sur des vidéos vantant le produit, voir ça en vrai permet de se faire une meilleur idée de la chose... et de voir que la réalité est plus chaotique.

dimanche 25 mai 2008

Fukuoka Dome et Comic City

N'étant allé nulle part hier en raison de la météo, et n'ayant aucun endroit particulier à visiter, j'ai décidé de faire un tour du côté du Fukuoka Dômu (Dôme de Fukuoka), pour voir ledit dôme et me balader dans le coin. Il est situé à quelques minutes de là où je travaille (juste à l'ouest, après la rivière).
Le dôme est le (grand) stade de baseball de la ville, premier dôme à toit ouvrant du Japon, et qui abrite l'équipe locale à savoir les Hawks.
Suite au rachat de droits par Yahoo! Japan, le dôme a changé de nom pour devenir le Fukuoka Yafuu Domu (faut savoir que Yafuu est la transcription de Yahoo, on début on se demande ce que ce mot fait là), comme on peut le voir sur la photo.

En arrivant au pied de l'escalier, je trouvais qu'il y avait un peu de monde pour un simple stade ; et les matchs à cette heure-là, ça m'étonnerait. Après avoir gravi l'escalier je vois des masses de Japonais parqués dans des carrés entourés de barrières tandis qu'une personne annonce je ne sais quoi dans un mégaphone. Y s'passe un truc...



En regardant ce qu'il y a autour j'apprends (plus tard aidé d'une rapide recherche sur le net) qu'aujourd'hui est le jour de la 17e édition du Comic City de Fukuoka, une convention de dôjin (j'explique plus loin) qui se déroule plusieurs fois par an, dans plusieurs villes. N'ayant rien de prévu pour la journée, je décide de tenter l'expérience, ça pourrait être marrant. Bénéficiant de l'effet mouton couplé aux compétences exemplaires des Japonais en matière de files d'attente (longues mais rapides), je troque quelques modestes deniers contre un panfuretto (pamphlet), un genre de guide qui sert également de pass d'accès avec tout ce qu'il y a à savoir sur l'event : plan, disposition des stands, liste des cercles présents (y'a des noms qui en tiennent une couche), règles à suivre, règles à suivre, conseils pratiques et informations sur la sécurité, ... La convention est ouverte au public de 11h à 15h, j'ai trouvé ça restreint comme horaires, mais pour le visiteur ça suffit.


Maintenant un brin d'explication sur ce quoi porte la convention (je vais essayer de ne pas faire trop long). Comme vous devez le savoir, le Japon est gros producteur (et gros consommateur) de manga et d'anime (BD et dessins animés à la sauce nippone) ainsi que de jeux-vidéos (surtout certains genres, qu'on ne trouve parfois que là-bas). En plus des produits qu'on pourrait qualifier de commerciaux et qu'on peut trouver sur les étalages des magasins standards (ce qui s'exporte en Europe, entre autres), il existe un marché annexe alimenté par des amateurs. Ceux-ci produisent toute sortes de manga, de jeux (PC) et de livres d'illustrations, très souvent basés sur (ou dérivés de) produits commerciaux (mais de taille plus modeste). C'est comparable aux fan-fictions/fan-arts, mais plus général que ça. Le terme dôjin (同人) a évolué et désigne maintenant les productions des ces groupes, appelés des cercles).
C'est un moyen pour les artistes en herbe ou développeurs indépendants de se faire connaître, mais aussi de diffuser leurs produits sans avoir à lancer toute la mécanique commerciale. Il existe des magasins spécialisés dans ce genre de produits (par exemple Mandarake) et la vente sur Internet existe, mais les conventions restent un bon moyen de vendre ses produits (surtout quand débute). À noter que certains groupes sont plus célèbres que d'autres (vu la quantité, tout le monde n'a pas sa place dans les boutiques), voire carrément (très) connus (et deviennent parfois des entreprises à part entière).

Le stade est suffisamment grand, il y a la place qu'il faut pour circuler, et la pelouse moquette verte gomme les bruits de pas (et c'est agréable de marche dessus). Du coup, malgré ce qu'on pourrait penser (et un fond sonore discret), c'est calme. En se balladant à travers les stands d'environ 1 mètre chacun, classés par genre, on voit un peu de tout. Rarement des œuvres originales (c'est pas non plus une grosse convention) mais essentiellement des trucs basés sur des univers existants, avec les plus connus qui reviennent souvent et d'autres plus curieux (y'en a qui reprennent des jeux de rythme quand même). Au niveau de la qualité, y'en a qui se débrouillent clairement très bien, et d'autres qui font plus peine à voir.
En plus des livres d'illustration, jeux et compagnie on trouve aussi tout un tas de vêtements et accessoires pour poupées, fait main bien évidemment (les poupées ça m'étonnerait par contre), et aussi divers accessoires de déguisement à taille humaine. Tout ça intéresse fortement la gente féminine...

Côté public, c'est la tranche des 20-30 ans qui domine, avec autant de filles que de garçons, que ça soit devant ou derrière les stands (peut-être même plus de filles d'ailleurs). On voit néanmoins pas mal d'adultes plus âgés, parfois des couples avec un enfant, pas trop de jeunes adolescents par contre. Et puis bien sûr, je devais être le seul vrai blond présent. Je précise vrai, parce que des faux y'en avait, pas autant que des personnes à cheveux roses par contre.

Parce qu'en plus de la vente sur les stands, une des activités majeures du salon c'est le cosplay (pour ceux qui ne sauraient pas, ça consiste à se déguiser en un personnage de fiction, ça n'existe pas qu'au Japon). Qui dit cosplay dit bien sûr photos. Celles-ci n'étant pas autorisées sur les stands (les Japonais sont assez pointilleux sur le droit à l'image, etc.), tout le monde se rassemble dans la zone prévue à cet effet (à gauche sur la photo d'ensemble). Sur simple demande, les cosplayeurs sont ravis de poser pour qu'on puisse les prendre en photo : ça va du cliché déconne au téléphone portable aux photos en rafale avec du matériel professionnel style mannequin.
Au niveau des déguisements, il y a les séries populaires qu'on voit en plein d'exemplaires. Il y a les trucs très connus (à gauche, y'avait aussi un Jack Sparrow très réussi) et ceux qu'on préfère ne pas connaître (à droite, les candidats étaient nombreux).


Il y a quelques personnes qui portent un costume disponible dans le commerce, mais les vrais sont ceux qui font leur costume eux-même. Il sont plus ou moins bien réussis mais dans l'ensemble c'est ressemblant et bien réalisé (y'avait un type d'environ 40 ans avec un costume immonde, c'était bien ridicule). Attention toutefois habillé bizarrement n'implique pas être déguisé, ça c'est rapidement acquis au Japon ; mais plus trompeur, la réciproque est fausse : y'en a ça se limite à un t-Shirt bien choisi ou à un uniforme très proche de ce qu'on peut voir tous les jours.
Un point important c'est la pose. Pour certains c'est une pose toute bête, pour d'autres (et/ou sur demande du photographe) il y a des photos de groupe avec mise en scène voire accessoires divers : les cosplayers étant souvent en groupes, il y a possibilité de faire des photos avec plusieurs personnages du même univers. Il y a la pose debout classique, la pose mise en scène, la pose (plus ou moins) comme dans la série, ...
Le modèle


Ce qui est amusant à voir ça n'est pas tellement les cosplayeurs eux-mêmes : même si c'est plus sympa de voir ça en vrai, on peut trouver toutes les photos qu'on veut (ou pas) sur Internet ; c'est surtout l'ambiance qui règne : ça rigole, ça discute (non pas moi, j'étais tout seul et j'ai pas le niveau, y aller à plusieurs ça doit être plus marrant), ça commente, etc. On sent que (comme pour le dontaku) les Japonais présents aiment bien se déguiser, c'est un bon prétexte pour s'amuser. Ils aiment également beaucoup prendre des photos avec des poses pour délirer, alors ça forcément ça y va fort. Ça créée parfois des mouvements de masse où tout le monde se rassemble, plus ou moins en se jetant l'un sur l'autre, tout en rigolant, comme sur la photo ci-dessous. (Ce qu'on ne voit pas c'est que par terre, hors du cadre, il y a une trentaine d'appareils amassés, pour que chacun ait sa photo.)



Quand l'événement touche à sa fin, tout le monde rassemble ses petites affaires, ce qu'il reste (ou pas) sur son stand, une longue queue se forme devant les vestiaires, les gros acheteurs rassemblent leurs récentes acquisitions dans des cartons pour qu'ils soient envoyés directement chez eux par l'entreprise proposant ses services de livraison... C'est l'heure de rentrer, un peu fatigué.
Tout s'est déroulé très gentiment, dans une bonne ambiance, sans avoir besoin de tout un service d'ordre ou je ne sais pas quoi. Ce qu'il est amusant de remarquer c'est que contrairement aux événements similaires approchants qui ont lieu en France (comme la JapanExpo), les deux seuls (petits) stands professionnels qu'il y avait vendaient des ramettes de papier et du matériel informatique pour dessiner. On pourrait dire que seule la logistique est assurée par des professionnels, tout le reste est animé et construit par les participants.

vendredi 23 mai 2008

Dazaifu

Dimanche dernier (oui, je n'ai pas écrit grand chose ces derniers temps), je suis allé visiter Dazaifu (大宰府), et surtout le temple dédié à Tenjin, pour lequel l'endroit est célèbre. Le site est au sud-est de Fukuoka, en dehors de la ville. Pour y aller il a fallu prendre le train. Et contrairement à la ligne que je prends tous les jours, c'est beaucoup plus compliqué. Le plan est un joyeux mélange de lignes qui se croisent dans tous les sens, encore plus que le RER parisien : bien faire attention de prendre le bon train, sachant que le premier ne sera pas forcément le plus rapide.

Une fois arrivé dans la ville de Dazaifu, il reste encore à se rendre sur le site. L'entrée est située dans le prolongement d'une longue rue en pente (le temple étant évidemment en hauteur) avec plein de boutiques diverses et variées (et même un soit-disant duty-free, je me demande s'ils savent vraiment ce que c'est). Le temple lui-même n'a rien de très exceptionnel, en gros, c'est comme le sanctuaire de Kashii mais en plus grand : on retrouve les trucs classiques : de quoi se rincer les mains, les endroits où accrocher les tablettes en bois avec des vœux dessus, etc. Il n'y aura donc pas grand chose à dire dessus.
À l'entrée il y a une statue de bœuf apparemment célèbre : le touriste caresse la tête de la bête (puis se fait prendre en photo avec, bien entendu). Un peu plus loin, on tombe sur un dresseur avec son singe qui faisait une petite animation pour gagner quelques pièces. Puis on arrive à la partie centrale du temple où les gens vont prier et où un prêtre déclamait une longue prière.



Sur le site on trouve également, parfois un peu planqué, quelques tombes et curiosités, souvent recouvertes d'inscriptions (que des kanji, du japonais ancien pas forcément lisibles par les Japonais eux-mêmes). Sur la photo de gauche, un genre de monument à la forme étrange. D'après une inscription, il n'y en aurait que huit au Japon. Je ne saurais pas vous dire ce que c'est, mais on peut reconnaître sur la pierre ce qui semble être le symbole de Tenjin : la fleur à cinq pétales, parfois uniquement représentée par cinq disques. À droite, une des tombes qu'on peut voir sur le site, celle-ci étant couverte d'un gros pinceau (lié à la profession de la personne commémorée).


D'après ce que j'ai pu lire et entendre, le site possède quelques autres éléments célèbres comme un prunier attaché à une légende ou un jardin Zen que nous n'avons pas pu visiter cette fois-ci. Je n'ai pas les détails de tout ça, mais si vous êtes intéressés vous pourrez facilement trouver plus d'informations avec une petite recherche.


Pas loin du temple on peut trouver le Kyushu National Museum installé dans un grand bâtiment moderne. Pour y accéder, on doit emprunter une série d'escalators et de tapis roulants, le musée étant placé en hauteur. Détail inutile d'un truc typique du Japon : le tapis roulant prend soin d'annoncer au touriste qu'on est bientôt arrivé, c'était pas nécessaire...
On a fait une visite dudit musée qui rassemble divers objets anciens : débris archéologiques, poteries, armes et armures, maquettes, cartes peintes (assez jolies), etc. Sympathique à voir mais rien de transcendant pour autant, un musée ordinaire et dont la visite est relativement rapide.


La journée a été sympathique mais il n'y a pas grand chose de particulier à raconter. Je donne peut-être l'impression d'être complétement blasé, mais c'est juste qu'il n'y a rien qui m'ait particulièrement marqué.

mercredi 30 avril 2008

Canal City

Hier, pour mon premier jour de congé, je suis allé du côté de Nakasu (中州), un quartier tout en longueur qui longe la rivière qui le sépare (entre autres) de Tenjin. Le long de ladite rivière on trouve des tas de petits magasins ambulants de râmen (ou équivalent) et qui sont plus ou moins prit d'assaut quand la nuit tombe. D'ailleurs quand il fait nuit, y'a un nombre impressionnant de néons et panneaux lumineux divers (dont certains qui n'y ressemble pas quand on y va de jour).
Nakasu c'est aussi le coin des yakuza, on tombe sur des bars à hôtesses et autres enseignes douteuses laissant présager des activités peu orthodoxes, avec parfois même des types en costard qui te font un signe de la main accompagné d'un « Hey Mister, come come. » ... non merci, je ne suis pas là pour ça.

Si je suis allé à Nakasu c'est pour aller à Canal City, un autre complexe de magasins de Fukuoka avec une architecture assez spéciale. C'est pas un bête immeuble tout carré avec des tas de néons dessus comme les autres. Il est construit en arc de cercle, avec de la végétation sur les façades et des étages biscornus. En bas il y a quelques endroits pour des animations, une tête géante du Roi Lion et des statues de quelques personnages Disney. Le tout avec des petits jets d'eau un peu partout.



Si je n'avais pas vu d'activités ailleurs (à part le tournoi SEGA de palets ou la chanteuse dans le métro pour une campagne Coca-Cola), là y'avait quelques animations qui attiraient du monde : spectacle d'eau, jongleur, ... Il y a beaucoup d'enfants parce que dès qu'on entre on tombe sur des magasins pour eux, les p'tits jaunes jeunes (ou les plus grands aussi d'ailleurs). On notera notamment la boutique Pokémon avec plein de gamins autour et tout plein d'activités pour les attirer. À côté le Jump Shop qui vend tout plein de produits dérivés des séries phares du Shônen Jump, un hebdomadaire de manga très connu et publiant un bon nombre de séries à succès. Tout est bon pour attirer les mômes et les faire dépenser avec notamment des mini bornes de jeux Pokémon, Naruto et autre. Pas loin on trouve même des genre jeux de hasard style pachinko ou bandit manchot, mais pour les enfants. Ça fait une joyeuse marmaille agglutinée autour de trucs tout petits.

Le premier niveau est assez vivant et assez varié : on voit des étalages installés à l'arrache, des dessinateurs pour vous tirer le portrait, etc. Par contre c'est assez étriqué et pas tellement étendu.
Dans les autres étages, ça reste classique : des boutiques de bibelots, des restaurants, boulangeries et autres, des magasins de vêtements ; comme d'habitude on a droit à des noms tordus tels que Comme Ça Store, Joli Coin ou le très bon congés payés Adieu Tristesse. Le bâtiment a aussi sa salle d'arcade avec plein d'UFO Catcher avec des lots à (essayer de) ramasser originaux : des empilements de barres chocolatées, des ChupaChups géantes, etc. (le tout habilement disposés pour donner de l'espoir même si c'est quasi-impossible).

Et c'est tout, on a vite fait le tour, surtout quand on a rien à y acheter (d'autant plus que les restaurants sont chers).

vendredi 25 avril 2008

Sanctuaire de Kashii

Samedi dernier je suis allé me promener plus à l'est de Kashii pour aller voir le 香椎宮 (kashiiguu, le A sur la carte). Il s'agit d'un sanctuaire shinto assez ancien, et le plus imposant de Kashii ; la gare de Kashii-miyamae (香椎宮前) où je me rends chaque matin porte son nom (la pronciation du kanji est différente mais ça désigne la même chose).

Je commence l'ascension, car les temples et sanctuaires sont en général en hauteur. Au début du trajet on tombe (en bifurquant un peu) sur un temple bouddhiste (petit et fermé). Il y a deux principales religions aux Japon : le bouddhisme et le shintoïsme. Ce ne sont pas des religions comme le christianisme ou l'islam, c'est plus de la superstition.
Le long de la route on croise quelques petits sanctuaires (si on peut dire ça), un peu comme les statues ou croix qu'on trouve aux carrefours dans la campagne française. Certains sont indiqués sur la carte, symbolisés par 卍 pour les bouddhistes, et par un toripour les shintos.



Le tori (photo de droite) est le symbole shinto par excellence. On trouve ces grands portails (celui-ci est loin d'être le plus gros que j'ai vu) portails à l'entrée des sanctuaires ainsi qu'à l'intérieur, ils sont censés repousser les mauvais esprits. Pour des raisons historiques diverses, il n'est pas rare de voir des temples bouddhistes qui en ont également. Un fois passé le jardin situé devant le sanctuaire, on franchit l'enceinte de ce dernier via une grosse porte pour entrée dans le sanctuaire proprement dit.
Sur la gauche on trouve des godets à long manche pour se laver les mains avant d'aller prier. On se dirige ensuite vers le lieu de prière (ici ils sont petits et isolés, mais ça n'est pas toujours le cas), on tient ses mains à plat verticalement, on tape dedans deux fois (il faut les entendre claquer), et on les laisse jointes pour méditer. Quand on a fini, on donne quelques coups de la grosse cloche (dont on voit la corde pendre), on peut aussi verser une petite offrande. Avant de partir, la Japonais a jugé bon de s'incline bien bas devant le grand arbre situé juste derrière.


Dans le bâtiment principal, plus gros et entouré d'une petite cour, on peut trouver un petit autel, des gros tambours, des moines (en blanc et vert vif) qui s'occupaient du temple, ... À côté se trouvent un objet non identifié (j'ai pas compris si ça avait une utilité), une petite boutique où on peut acheter différents bibelots, des bandes de papiers avec des écritures (des charmes ou sorts de protection je suppose), ou encore tirer une petite baguette avec un présage (petite malchance, énorme chance, ...). On trouve également un panneau où les gens accrochent (lors des festivals entre autres) deux choses : des petits bouts de papier noués sur lesquels ont écrit un vœu, et des plaques de bois (plus grosses) suspendues où on écrit là aussi un vœu, une intention ou ce qu'on veut (c'est fait à la main de manière très personnelle, on voit souvent des dessins, c'est très varié et amusant à voir).


Il faisait bon et c'était bien agréable de se promener. Surtout qu'il y avait encore quelques arbres en fleur pour la vue. Les bâtiments sont tous de couleur rouge, ça fait des couleurs très vives qui se détachent bien. On a vite fait le tour et il n'y a rien de transcendant, mais s'y balader est sympathique, et ça vaut le coup d'y aller au moins une fois pour voir.

dimanche 20 avril 2008

Tenjin, ascension du paradis de l'otaku

De la musique, un bentô, des baguettes, un Vim, ça y'est j'suis prêt. Ça fait quelques temps que j'avais dis à certains que j'en parlerai, cette fois c'est bon. Le moment est venu de parler d'un autre aspect de la culture japonaise : manga, jeux-vidéo, anime, ... Je regrouperai tout ça sous le label otakisme, bien que le terme ne colle pas exactement (même dans le sens moins fort qu'il a en France). Je n'ai pas trouvé de meilleur terme englobant, donc par soucis de commodité...
Avis aux profanes : je ne m'attarderai pas à expliquer tous les termes et noms qui pourraient ne pas être connus, Wikipédia explique ça très bien (même sans avoir à aller chercher sur la version anglaise). Moi-même j'ai bien été obligé d'y aller pour trouver des titres, des termes ou autres infos.


On trouve bien dans les différents immeubles dont j'ai parlé la dernière fois quelques boutiques qui vendent des goodies tirés de manga, jeux et animes (figurines, maquettes à peindre et même poupées avec de tous les accessoires), les librairies vendent des manga et on trouve des DVD sans trop de mal. Pour pour trouver certains produits ou avoir vraiment du choix, il y a des gros magasins spécialisés. Le Mandarake (まんだらけ) est l'un de ceux là (c'est clairement affiché à l'entrée), c'est même le plus gros de Fukuoka. Il s'étale peu en surface (tout est bien serré) mais occupe 4 niveaux ; la tradition voudrait que plus on monte, plus ça fait peur, mais c'est pas totalement vrai.
Une description des étages (en japonais) et quelques (petites) photos sont disponibles cette page (sinon, moteur de recherche habituel).
Là encore, trois Français qui se baladent en montrant des trucs du doigt avec parfois un air horrifié, ça ne fait pas très discret (surtout au deuxième étage).



Une fois passés les manga en présentoir à l'entrée, on entre dans le magasin. L'oreille experte reconnaît tout de suite la musique qui passe : un remix du thème de Tina de FF6. Un panneau vous fait bien comprendre que les photos sont interdites (avec un logo, pas d'excuse comme quoi on ne parle pas la langue). Juste avant la caisse, quelques grosses figurines comme Astroboy, un costume de cosplay de je ne saurais dire qui et d'autres babioles du genre.

Au rez-de-chaussée, comme à chaque étage, on trouve quelques figurines, goodies et cartes qui se battent en duel (n'espérez pas trouver du Magic). Il y a ensuite un bon nombre de manga qu'on pourrait qualifier de normaux (par opposition à ce qui suivra). Mais ce qui prend le gros du niveau c'est tout ce qui est jeux-vidéo console. Et il y a de tout. On trouve bien sûr en grosse quantités tout ce qu'il faut pour les consoles récentes (PS, Wii, GC, XBox, NDS, GBA, ...) mais également des présentoirs réservés aux consoles de la grande époque (Super NES, Megadrive, ...) ou moins répandues (Neo-Geo Pocket, ...). Les Game & Watch sont soigneusement exposés derrière une vitre, les prix oscillant entre 25000 et 60000 yens (150 et 375 €). On trouve également des OST, essentiellement du Final Fantasy mais je suis aussi tombé sur l'OST de SD3.
Parmi les gens qu'on peut trouver, beaucoup de connus mais surtout beaucoup de jeux qui ne sont jamais sorti (et qui ne sortiront sûrement jamais) en Europe (on comprend sans grand mal pourquoi) : des visual-novels, des boîtes avec du rose, des filles et des petits cœurs sur la boîte, une grosse quantité de titres dérivés de manga ou anime à succès (... ou pas), et plein d'autres.

Après avoir emprunté l'escalator, on arrive au premier étage avec de quoi lire, voir et jouer pour les garçons. On commence par tomber sur quelques cel(lulo(ïd))s de Miyazaki, des DVD de grands classiques (Gundam, DBZ, ...) ou récents (Lucky Star, Death Note, ...). Il y a vraiment de tout, du mécha au shônen en passant par le fan-service. On tombe même sur de vieilles séries (dans le sens d'ancien et de pourri) qui paraît-il cartonnent au Japon (malgré un chara-design assez naze) et des nouveaux épisodes passent encore à la télé, j'ai nommé Ultraman. Toujours dans les vieilleries, un coin du magasin regroupe des anciennes séries qui tranchent par leur couleur et leur réalisation avec les productions et ouvrages récents.
Après il y a bien sûr tout ce qui est manga, dôjin (de tout types : manga, quelques jeux, musique, ...), artworks, etc. Il y a d'ailleurs une quantité énorme de dôjin, je n'aurais pas imaginé. Pas question de lire par contre, tout est sous cellophane. Un coin Dans un couloir orné à l'entrée d'une pseudo-tenture rose (couleur prédominante des reliures dudit couloir) et surmonté de deux gros trucs en plastique comme on peut en voir dans DoA (vivent les périphrases). La peur s'installe...
Tout est en général bien tassé dans des étagères, sauf bien sûr les figurines, certaines licences à succès et des artworks ou dôjin qui sont exposés. Ceux-ci occupent les quelques vitrines du magasin. J'ai eu l'agréable surprise d'en voir une quasiment exclusivement réservée à Touhou : en fait c'est vraiment connu là-bas (na !). Vu que pour ce qui était dans les étagères on s'est contenté de la tranche, ce qu'on a vu c'est surtout le contenu des vitrines, et il y a vraiment de tout : ça va du soft au tr'H (si vous voyez ce que je veux dire).

On avait l'étage des garçons, le suivant est réservé aux filles. Le contenu est globalement le même, mais pour les filles : toujours du soft et du tr'H, juste que vous remplacez les filles par des garçons, que vous ajoutez du rose et une bonne couche d'eau de rose (et des roses tout court d'ailleurs). C'est là notamment qu'on trouvera les shôjô, magical girls et autres (là encore du vieux et du plus récent). On voit surtout des filles, mais quelques mecs se promènent aussi dans les rayons.
Ah au fait, j'avais oublié de le dire mais la musique est différente à chaque étage, même si à chaque fois c'est un peu le même type : des musique de jeux, d'anime et compagnie (ma culture personnelle m'ayant permis de reconnaître quelques titres).
Ce qu'il y a de plus par contre sur cet étage c'est le coin cosplay avec une bonne dizaine de costume exposés, plus ceux alignés sur des cintres. Certains pas trop extravagants ressemblent à ce qu'on peut voir dans la rue, d'autre carrément non. Curieusement c'est pas si cher que ça. Surtout que c'est bien réalisé et pas moche à voir (tant qu'on ne tombe pas dans les cas extrêmes bien sûr). À propos de cosplay, un de ces quatre il faudra que je vous parle de quelqu'un que je connais... (je sens la peur sur les yeux de certains).

Le dernier étage est réservé aux toys c'est à dire tous les goodies basés sur les manga, anime, jeux, mais également films (qui a eu peur ?). On trouve ainsi toutes sortes de figurines, à monter (ou à démonter, hum). Là encore ça couvre vraiment une gamme énorme : des séries mignonnes aux trucs plus... spéciaux. Parmi les choses à remarquer il y a bien sûr tout ce qui est mécha (avec tout plein des modèles très classes de Gundam, encore et toujours), les petites figurines de personnages d'anime divers, les classiques comme Doraemon (avec certaines éditions collector pour lesquelles les prix peuvent grimper très haut), quelques plus grosses figurines de Dragon Ball, Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque chez nous), etc. Quelques vitrines remplies de grosses bébêtes type Godzilla.
Les amateurs de science-fiction (s'il ont réussi à passer les étages précédents) trouveront aussi leur compte puisqu'on trouve un grand choix de figurines de Star Wars souvent en (très) gros format : un Chewbacca de 50cm ou Han Solo sur sa monture bipède dans une boîte de près d'1m de large... ça impressionne. On trouve des trucs encore plus insensés comme des modèles en plastique de l'univers de Tron ou même l'espèce de jeu de motos que l'on trouve dans le film.
Le choix est vraiment très vaste et j'oublie sûrement plein de choses, ça vaut le coup de monter jusque là.

Je ne sais plus trop (en trois semaines bien remplies j'ai eu le temps d'oublier) si c'est à cet étage qu'on trouve les CD de musiques (officielles ou non) basées sur les jeux et anime ainsi que le gros des dôjin softs, mais y'en a également (évidemment). Si on regroupe les quatre niveaux le choix est vraiment impressionnant, même s'il ne peut pas tout couvrir tant la production japonaise est importante à ce niveau là. Je n'ai pas réussi à trouver un truc que je cherchais, mais le contenu de certains rayons a l'air de changer assez régulièrement, donc je ne perds pas espoir (d'autant plus que ça n'est pas le seul magasin).



J'avais prévu de parler aussi des salles d'arcade et de ce qu'on peut y trouver, mais j'ai déjà pas mal tapé, et qu'il se fait tard (j'ai commencé y'a plus de deux heures, ça me prend un temps fou tout ça), ça sera pour la prochaine fois.

samedi 19 avril 2008

Tenjin, ses rues, ses grands magasins

Tenjin (天神, dieu des cieux) est le centre de Fukuoka. Quand on parle de Tenjin on parle de bien entendu de la gare de métro mais surtout de la grande galerie marchande souterraine (en rouge sur le plan) et des nombreux grands magasins voisins.

J'y suis allé deux fois : une première il y a trois semaines, dans le but de régler quelques points d'ordre administratif (et de visiter un peu). À cette occasion, on a eu plusieurs périodes de vide et on en a profité pour visiter quelques magasins permettant de découvrir quelques aspects plus ou moins typiques du Japon. La seconde fois c'était cet après-midi où j'ai erré parfois au hasard, parfois non. Je me suis moins éloigné du centre que la dernière fois mais ça ne m'a pas empêché de bien marcher.
Première chose, autant prévenir tout de suite, je n'ai pas pris de photos, et ce pour plusieurs raisons :

  • la première fois je n'avais pas mon appareil ;
  • dans les rues pleines de monde c'est pas trop la peine d'y penser ;
  • idem dans les magasins (et pourtant y'a des trucs qui vaudraient la photo)
  • c'est difficile de ne pas avoir des gens qui gênent ce qu'on veut prendre ;
  • les gens qui passent dans la rue ne s'arrêtent pas pour attendre de se faire photographier ;
  • dans certains magasins il est interdit de prendre des photos ;
  • ...

Si vous voulez absolument des photos pour savoir à quoi ressemblent les rues, Google est votre ami. Si vous voulez encore râler, je vous rappelle que j'accepte les mails d'insultes.
Il risque aussi d'y avoir pas mal de fautes d'inattention, fatigue et heure tardive aidant.

Vu qu'il y a beaucoup de choses à dire pour un seul article et que je suis un peu fatigué, je vais faire ça en deux fois : dans un premier temps les trucs normaux et dans un deuxième temps les trucs plus orientés otaku.


La galerie de Tenjin

La galerie de Tenjin relie les deux lignes de métro qui passent à Tenjin. Elle est souterraine et s'étale sur... une bonne distance, en suivant le tracé d'une très large avenue de Fukuoka. Elle est relié avec l'extérieur par 13 fois 2 sorties (ouest et est à chaque fois), si ça peut vous donner une idée de la longueur... Ce qui est pratique c'est qu'on peut faire une bonne partie de chemin sans voitures, traverser plus rapidement qu'en attendant le feu, et l'été il y fait plus frais.

Après ce qu'on y trouve c'est assez classique. Aux extrémités il y a bien sûr les deux stations de métro. Entre les deux c'est un mélange de magasins de vêtements (la majorité) ou assimilables (cosmétiques, ...) et bien sûr de quoi manger (sur place ou à emporter). Les boutiques japonaises aiment bien prendre des noms anglais mais aussi français, parce que ça fait chic. On trouve ainsi pour la frime ou Vie de France, ceux-là sont bien écrits et ne sont pas ridicules mais c'est loin d'être toujours le cas. Il y a aussi des boutiques consacrées à des trucs typiquement japonais comme un petit magasin avec que du Hello Kitty dedans.


Dans la rue

Quand on sort on se retrouve au pied de grands immeubles décorés d'un grand nombre de panneaux lumineux voire d'écrans de télévision, avec le son en général. Mais ils sont largement couverts (autant visuellement qu'auditivement) par les passants.
Je suis tombé sur un autre groupe d'étudiants pour la même association que ce matin. Mais ils n'étaient pas seuls. Des filles qui distribuaient des prospectus à la sortie des grands magasins féminins, des types habillés en jaune et vert fluo de la casquette au pantalon et qui semblaient mener une opération en faveur des vélos, ... Tout ce beau monde qui crie ça fait du bruit.
Ensuite il y a les tenues vestimentaires, parce que la mode des jeunes au Japon c'est quelque chose... Les femmes et hommes d'affaire sont le plus souvent en tailleur ou costard cravate. Pour les personnes plus âgées, rien de spécial, à part les quelques femmes qu'on voit habillées en kimono traditionnel (avec la ceinture, obi, si compliquée à mettre et les sandales, geta). Et puis il y a les jeunes... À Paris, dans le métro ou dans la rue, on tombe parfois sur des gens habillés de manière étrange, rigolote ou tout simplement bizarre. À Tenjin y'en a plein, surtout du côté des filles. Les tenues sont très hétéroclites, de toutes les formes de toutes les couleurs, ... un vrai spectacle que je ne saurais vous retransmettre : il faut y être. Globalement ça aime les froufrous, les mélanges de couleurs et ça s'habille plutôt court (quitte à mettre quelque chose en dessous).
Il y a aussi des trucs marrants comme les Crocs (qui viennent des États-Unis où elles ont fait un tabac) : c'est pas pour aller à la plage, c'est pour faire fashion (et ça l'est paraît-il). Après il y a aussi les cas plus japonais, plus spéciaux, celui de deux personnes qui mangent une glace, l'une avec un costume de je ne sais quoi, l'autre avec un costume de Pikachu : la tenue intégrale, des pieds à la tête, inclus.


Les grands magasins

Tenjin compte un grand nombre de grands magasins qui occupent des immeubles de 7 ou 8 étages. Ça en fait des trucs à voir. Par contre on s'y perd vite : ils sont tous plus ou moins à cheval les uns sur les autres et parfois on passe de l'un à l'autre sans s'en rendre compte. Pour s'y retrouver c'est pas facile. Parmi les plus gros on pourra citer Tenjin Core, Solaria, Mina-Tenjin (mina signifiant tout le monde) et le 天神VIVRE (tiens, du français).

Le tour des magasins de vêtements est à faire au moins une fois. On voit des trucs vraiment spéciaux (voire space), des tas de styles différents comme les gals (le style r3b3lZ). Du côté mode masculine c'est pas mal non plus, là encore c'est très varié. Surtout qu'à chaque fois les vendeuses et vendeurs sont dans le style de ce qu'ils vendent et n'hésitent pas à se montrer pour vous lancer des irasshaimase. Côté discrétion, trois étrangers habillés de manière quelconque qui zyeutent partout d'un air amusant, ... on a bien dû se faire remarquer.

Mais (heureusement) il n'y a pas que des vêtements. Plusieurs magasins vendent des jouets, accessoires divers et autres babioles. Donner une liste de tous les trucs qu'il y a là-bas et pas en France serait trop long, et puis je n'ai pas tout en tête. On notera surtout le grand nombre de trucs kawai (mignons) : que ça soit des immenses peluches (Hello Kitty, (mon voisin) Totoro, ...) ou des trucs (j'connais pas le nom) à mettre dans ses bottes pour qu'elles restent droites, faut que ça reste mignon.
Pour les filles il y a des portions de magasins où le rose est plus que la couleur dominante (ça se repère facilement).Pour les garçons on trouve d'imposants modèles de Gundam (une série très connue au Japon... et pas seulement). Dans genre japonais il y a aussi les costumes dont certains modèles sont exposés de manière bien visible. Ça va de l'uniforme d'écolière au bikini léopard en passant par le costume de soubrette (version rose également disponible), la panoplie complète Hard Gay (avec accessoires) ou encore la même combi moulante que dans le Human Tetris. Non non, la partie otaku n'a pas commencé, tout ceci est accessible à tous, et on en voit souvent (dans les magasins, portés j'ai jamais vu encore).


C'est tout pour cette fois. J'ai l'impression d'avoir oublié plein de choses, et c'est le cas (notamment tout plein de babioles sur lesquelles on s'était arrêté). Mais difficile de se rappeler de tout, surtout vu la quantité... J'espère avoir au moins réussi à donner une vision d'ensemble.
Suite au prochain épisode avec l'ascension du plus gros magasin d'otaku de Fukuoka et un tour des salles d'arcade. Si les sigles FF7, DBZ, DDR, KoF ne signifient absolument rien pour vous, il y a toutes les chances pour que vous ne soyez pas concernés, ou tout du moins intéressés.

lundi 14 avril 2008

Ôhorikôen

En début d'après-midi nous sommes partis à 4, deux Enseirbiens et deux habitués de la résidence (un Japonais et un Coréen), en direction de Ôhorikôen (大濠公園, 大 = grand, 濠 = douve, 公園 = parc). En approchant de la gare nous sommes tombés tout à fait par hasard sur un cortège de moines du temple voisin. L'occasion de prendre quelques photos, malgré les voitures qui ne rendaient pas la tâche facile.



Le parc est situé approximativement au centre de Fukuoka et s'étale sur une grande surface. À l'ouest : un château et ses enceintes successives ainsi que les ruines d'un château plus ancien. À l'est : un grand lac (2km de périmètre). Ce n'était pas une visite à proprement parler mais plutôt une grande promenade. Nous avons eu quelques vagues explications historiques du Japonais qui nous accompagnait mais c'est tout. Ne vous attendez donc pas à des décors très variés et des découvertes extraordinaires. Par contre j'ai pris des photos (plus ou moins réussies).

En entrant, on tombe sur des grandes étendues de gazon où se déroulent et se sont déroulés (comme le témoignent les ordures qui s'accumulent près des poubelles) des hanami. Un hanami (花見) est un événement traditionnel japonais. Le nom est formé de hana (花, fleur) et mi (見, voir), la traduction en découle directement. En pratique c'est un pique-nique (bien arrosé pour certains) sous les cerisiers en fleurs. Il y en avait un de prévu à la résidence, mais la météo et des problèmes organisationnels ont fait qu'il n'a finalement pas eu lieu.
Sur la photo ci-dessous, un petit hanami, avec juste quatre personnes. De nombreux pétales tapissent déjà le sol. On avait peur que la période soit déjà terminée, mais les craintes ont vite été dissipées. En tout cas c'est très joli à voir.


Après avoir mangé quelques takoyaki, des boulettes de pâte (normale, à base de farine) fourrées à la pieuvre (tako) et encore et toujours yaki (frites, pour ceux qui auraient besoin d'un rappel), commence l'escalade pour arriver jusqu'en haut de la colline d'où le château surplombe les alentours. Ledit château est entouré d'enceintes successives formant un pseudo-labyrinthe pour obliger l'ennemi à faire du chemin (comme pour le TD à War3). Et encore et toujours des cerisiers en fleurs. Les pétales sont roses et/ou blancs, plus ou moins selon les cas. Quand il y a du vent (ou que quelqu'un s'amuse à secouer une branche, c'est plus efficace) les parfaits pétales de cerisiers* s'envolent : ça fait très cliché, mais ça existe vraiment (mais pas aussi dense que dans l'imaginaire de certaines fictions japonaises).


Une fois en haut, on a une vue sur toute la ville et sur une grande partie du parc. Les cerisiers en fleurs se distinguent très nettement des autres arbres. La visite de la cour intérieure du château se terminant tôt, nous n'avons pas pu y entrer. Et de l'extérieur il n'y a pas grand chose à voir. Étape suivante : le lac.


Le jardin japonais qu'on aurait pu aller voir ferme aussi ses portes tôt. Nous avons donc juste fait un demi tour de lac avant de le traverser : quelques îles et ponts permettent de le franchir par le milieu. Quelques étudiant(es) en uniforme rentrent de l'université toute proche, un naginata ; le moins qu'on puisse dire c'est que pour bosser le cadre est sympa. Dans le lac on peut voir quelques poissons vicieux : ils se postent à la limite (extérieure) de la zone où il est permis de pêcher ; ainsi que des tortues. Au centre il y a même des faucons à qui des enfants jettent du pain : c'est quand même plus classe que les pigeons et corbeaux (qui sont là aussi). Autour on peut aussi voir quelques petits piliers avec des comptines et mimes associés pour les enfants, ça fait très japonais.


Fin de la promenade, après avoir bien marché et sans avoir de pluie.

jeudi 10 avril 2008

Petit tour de Kashii

Kashii (香椎), c'est le quartier où se situe la résidence dans laquelle je loge. Plus exactement, elle est à (respirez-un bon coup) Fukuoka-shi, Higashi-ku, Kashiieki-Higashi (福岡市東区香椎駅東). Moi aussi ça m'a fait peur au début, mais c'est vite rentré. Ce long texte c'est à peu de chose près l'adresse postale (moins quelques numéros).

  • Fukuoka-shi (福岡市) : ville de Fukuoka
  • Higashi-ku (東区) : quartier est (Higashi = est)
  • Kashiieki-higashi (香椎駅) : est de la gare de Kashii (même s'il y a 3 gares à Kashii...)

Il y a encore des subdivisions par pâtés de maison, etc. : pas de rues numérotées comme en France. La résidence se trouve très précisement ici.

La grande zone à côté c'est le terrain de sport du lycée voisin où les élèves viennent jouer au base-ball le week-end (à Fukuoka ça marche fort le base-ball). Pas loin il y a un temple comme on peut en voir beaucoup. Le kanji pour ces temples (et qu'on peut voir sur la carte) c'est 卍 (ça y'est, j'ai mon point Godwin). Juste à côté on trouve un étrange alignement de statuettes sans-tête habillées d'un genre de tablier.



Si dans le centre de Kashii les rues sont correctes (droites, avec des trottoirs décents), dès qu'on s'éloigne un peu c'est plus du tout ça. Les rues serpentent dans tous les sens, y compris verticalement (c'est pas plat du tout), les trottoirs sont rares et les rues plutôt étroites. On comprend pourquoi ils n'ont pas un système de rues : ça ne serait pas gérable. C'est un gros bazar, comme d'autres choses au Japon : y'a les choses qui sont rangées et les autres qui sont compliquées ou tordues... Il est risqué de s'aventurer sans carte (et même avec) : on se perd très vite et le (très) peu d'indications est en Japonais.

Aux alentours du centre on tombe sur une tripotée de kombinis, y'en a tous les 100 mètres si ce n'est pas tous les 50. Un kombini c'est une (très) petite superette ouverte 24h/24h, 7j/7 et qui vend :
  • de quoi boire et manger quand on veut prendre un truc rapide ;
  • quelques magazines et manga près desquels on voit souvent 2 ou 3 personnes lire (comme à la Fnac mais en plus petit) ;
  • des parapluies (les mêmes partout), parce qu'au Japon c'est important ;
  • quelques bricoles diverses.

Les kombinis c'est pratique est il n'y a pratiquement pas de différence de prix avec des magasins de plus grande taille. Ils proposent même de réchauffer les bentôs (弁当), qu'on y achète. Pour ceux qui ne savent pas, un bentô c'est un genre de plateau repas avec du riz, quelques légumes, de la viande ou du poisson. Ça paye pas de mine mais certains sont bien nourrissants et c'est pas très cher.

Dans le centre on passe aussi près de grands bâtiments avec des grosses lumières à l'intérieur et d'où sort un bruit pas possible dès que la porte s'ouvre (j'ose même pas imaginer à l'intérieur). Ce sont des parkings pachinko, un mélange de flipper et de jeu de hasard. Comme le dit Wikipédia, ça marche très fort au Japon. Rien qu'à Kashii, en plus des petits, il y a l'énorme Wonderland (la surface d'un parking) et son petit frère (tout aussi gros) juste à côté Wonderland II (le retour).
Kashii c'est aussi trois gares (il y a déjà deux compagnies de train à Fukuoka) dont une avec une seule voie alors que le train circule dans les deux sens (ça fait partie des trucs tordus).
Autre truc typique : les karaoke. Aller passer une soirée au karaoké entre amis et courant. J'aurai d'ailleurs probablement l'occasion d'essayer ça lors d'une soirée organisée à la résidence.

Chose qu'il n'y a pas autant qu'en France : des hôpitaux. Ce ne sont pas des grosses infrastructures comme chez nous : ils sont de petite taille et privés (peut-être pas tous, je ne sais pas). Ici, pas de médecins généralistes ni de pharmacie : quand on a un problème on va à l'hôpital, et si besoin on est redirigé vers un plus gros. On voit d'ailleurs pas mal de publicités pour des hôpitaux.
Au Japon (ou tout du moins à Fukuoka), les trottoirs (quand il y en a) sont pratiquement tous dotés de bandes podotactiles qui se prolongent même dans les stations de métro, pour les mal-voyants. Ces derniers bénéficient aussi aux passages piétons de feux musicaux avec des mélodies qui restent dans la tête.

En plus des nombreux restaurants familiaux qui pullulent au Japon, Kashii a la chance de posséder un gros centre commercial avec notamment ce qui ressemblerait presque à un supermarché. (Il n'y a pas ou très peu de grandes surfaces telles qu'on en a en France.) Des détails une prochaine fois.